La sophrologie pour accompagner le sevrage tabagique

En France, le tabac représente par an 55 milliards de cigarettes vendues, 15 milliards d'euros de CA, 70000 décès. Presque 30% de la population fume.

 

Le tabac génère de façon plus ou moins grave :

- Une odeur corporelle désagréable de tabac froid,

- Une mauvaise haleine,

- Un teint terne dû au manque d'oxygénation de la peau,

- Une tension nerveuse provoquée par l'envie de fumer,

- Des troubles intestinaux dus à l'effet laxatif du tabac,

- Une fatigue et un stress dus à un déficit en vitamine C et à la difficulté d'absorption des nutriments du fait du tabagisme,

- Une accélération du rythme cardiaque due à une pression sanguine irrégulière,

- Une mauvaise respiration et des essoufflements dus à des poumons encombrés en raison du goudron qui s'y dépose et qui entraîne des inflammations, des infections jusqu'au cancer,

- Un renoncement à vivre libre sans dépendances.

 

Une seule cigarette contient des composants cancérigènes (chlorure de vinyle utilisé dans les matières plastiques, benzopyrène, cadmium utilisé dans les batteries, pyrène, naphthylamine, uréthane, toluidine, dibenzacridine,  polonium 210 = élément radioactif, groudons = les plus cancérigènes) ainsi que des substances toxiques et irritantes en grandes quantités (monoxyde carbone = gaz d'échappement, nicotine utilisée comme herbicide et insecticide, naphtalène = antimite, méthanol = carburant pour fusée, acétone = dissolvant, ammoniac = détergent, toluène = solvant industriel, arsenic = poison violent, phénol, butane.......).

 

 

Le sevrage tabagique

Pour les personnes qui souhaitent être accompagnées lors de leur sevrage tabagique, la sophrologie va aider à :

 

- augmenter la motivation

- consolider l'envie d'arrêter de fumer

- gérer le stress de la démarche

- gérer les conditionnements au tabac

 

 Pour les personnes qui ont déjà arrêté de fumer, la sophrologie va aider à :

- gérer le stress du manque

- consolider l'arrêt du tabac

  

NB : la sophrologie est un outil complémentaire. L'arrêt ne peut pas reposer seul sur cette pratique. De plus, il faut de la motivation et l'envie d'arrêter pour mettre fin à la dépendance.

 

Ses bénéfices

Quelle que soit la quantité de tabac consommé et aussi longtemps qu'on ait fumé, les bénéfices d'une vie sans tabac interviennent presque immédiatement, quelques exemples :

 

- 20 minutes après la dernière cigarette, la pression sanguine et les pulsations du cœur redeviennent normales,

- 8 heures après, la quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié, l'oxygénation des cellules redevient normale,

- 24 heures après, le risque d'infarctus du myocarde diminue déjà, les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée. Le corps ne contient plus de nicotine. 

- 48 heures après, le goût et l'odorat s'améliorent. Les terminaisons nerveuses gustatives commencent à repousser,

- 72 heures après, respirer devient plus facile, les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique,

- 2 semaines à 3 mois après, la toux et la fatigue diminuent, on récupère du souffle et on marche plus facilement,

- 1 à 9 mois après, les cils bronchiques repoussent. On est moins essoufflé,

- 1 an après, le risque d'infarctus du myocarde diminue de moitié et le risque d'accident vasculaire cérébral rejoint celui d'un non-fumeur,

- 5 ans après, le risque de cancer du poumon diminue presque de moitié, 

- 10 à 15 ans après la dernière cigarette, l'espérance de vie redevient identique à celle des personnes n'ayant jamais fumé.

Si la dépendance physique disparaît en moyenne en quelques semaines, la dépendance psychologique est plus lente à s'estomper. Plusieurs mois sont parfois nécessaires pour ne plus avoir de fortes envies de cigarettes. 

Dans tous les cas, même plusieurs années après l'arrêt du tabac, fumer une cigarette expose à une reprise du tabagisme car elle réveille le besoin physique et relance la dépendance comportementale.